LES BONS PLANS
Opéra. Grischa Asagaroff met en scène «Les Rustres», à partir de ce soir au Capitole.
“Les Rustres”, une première toulousaine au Théâtre du Capitole
Grischa Asagaroff met en scène « I Quattro Rusteghi » (« Les Rustres »), l’opéra d’Ermanno Wolf-Ferrari,donné à partir de ce soir, en création toulousaine au Théâtre du Capitole. Cet ancien assistant de Jean-Pierre Ponnelle est, depuis 1995, directeur artistique à l’Opéra de Zurich, auprès d’Alexander Pereira, l’intendant de cette grande scène lyrique suisse.
« Le spectacle que nous présentons au Capitole a été monté à Zurich en 2002. C’est au chef d’orchestre Nello Santi que l’on doit l’idée de cette version en langue vénitienne de l’opéra d’Ermanno Wolf-Ferrari. Cette dernière est beaucoup plus proche de la pièce de Carlo Goldoni. L’ouvrage associe la commedia dell’arte à un style opératique du début du XXe siècle. On trouve dans sa musique les influences les plus diverses : Mozart, Rossini, Wagner, Humperdinck, le Verdi de «Falstaff». Le final du deuxième acte ressemble à celui des «Maitres-chanteurs». Mais pour le public, le spectacle est très drôle », explique Grischa Asagaroff. Bien que sa carrière de metteur en scène lui offre maintes occasions d’aborder de terribles drames lyriques, Grischa Asagaroff se sent très à l’aise dans l’univers de la comédie. « J’ai appris à fréquenter les comédies de Mozart et de Rossini au contact de Jean-Pierre Ponnelle. Les comédies sont parfois théâtralement plus riches que les drames. On trouve toujours de l’action dans « I Quattro Rusteghi ». Les interprètes toulousains des quatre principaux personnages masculins faisaient partie de la distribution zurichoise. Tous les chanteurs de cet opéra doivçent pouvoir jouer la comédie », précise-t-il.
Redouté des chefs d’orchestre, l’opéra d’Ermanno Wolf-Ferrari bénéficie au Théâtre du Capitole de la direction musicale de Daniele Callegari, actuel chef de l’Orchestre Philharmonique de Flandres. « Il connaît bien l’ouvrage. Il l’a dirigé à plusieurs reprises et enregistré en DVD. C’est important car la partition est difficile, pour le chef et pour l’orchestre. Daniele Callegori a beaucoup travaillé avec les chanteurs », souligne Grischa Asagaroff. Côté décors, la production de l’Opéra de Zurich a choisi comme rideau de scène un tableau célèbre du peintre vénitien du XVIIIe siècle Canaletto. « Le rideau a été réalisé d’après une photo de l’original, conservé dans un musée. Nous avons obtenu l’autorisation de le photographier », raconte le metteur en scène. L’effet visuel est du meilleur effet.
les 29 février, 4 et 7 mars à 20 heures, 2 et 9 mars à 15 heures.
L’AMERIQUE LATINE FAIT ESCALE A TOULOUSE
les Rencontres Cinémas d’Amérique Latine s’apprêtent à ouvrir leur 20e édition du 28 mars au 6 avril.
L’équipe de l’Association Rencontres Cinémas d’Amérique Latine de Toulouse (ARCALT) a concocté une rétrospective des découvertes et coups de cœur de ces deux décennies et entre autres les premières œuvres de réalisateurs aujourd’hui confirmés, à voir et à revoir dans les cinémas de la ville et de la région Midi-Pyrénées.
- AU PROGRAMME:
Vendredi 28 mars
19h30 : Parade de batucadas
20h30 : Projection en avant-première de Maré, nossa história de amor de Lúcia Murat
Cinémathèque de Toulouse
Dimanche 30 mars
Projection du film culte de l’histoire du cinéma brésilien, Limite dans sa version restaurée avec la participation d’ARTE France. Unique film du réalisateur brésilien Mário Peixoto.
Jeudi 3 avril à 20h
Première projection en Haute définition numérique à Toulouse
A pedra do reino de Luis Fernando de Carvalho
Gaumont Wilson
Mercredi 2 avril à 20h30
Avant-première de El Asaltante de Pablo Fendrik
Inauguration de Cinéma en construction à la Cinémathèque de Toulouse.
Vendredi 4 avril
Soirée avec la chaîne Arte : Mutum, de Sandra Kogut, sélectionné à La Quinzaine des Réalisateurs, Cannes 2007.
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